La voiture autonome, c’est pour quand ?

La voiture autonome, c’est pour quand ?

Grâce à des caméras, radars, et autres capteurs, mais aussi à une véritable intelligence artificielle, les voitures savent déjà freiner en cas d’urgence, ajuster leur vitesse à la circulation, faire un créneau… Alors à quand la voiture totalement autonome ? Pas pour tout de suite, car si les technologies sont totalement maitrisées, d’autres aspects entrent en jeu : législation, qualité des routes et de la signalisation…

Les derniers obstacles techniques quasiment franchis

Cette année, les voitures de « niveau 3 » devraient être autorisées en France sur les routes. C’est-à-dire des voitures capables d’être autonomes dans un bouchon, en ajustant la distance par rapport à la voiture qui la précède. Mais dès que le bouchon se dissipera, le conducteur devra reprendre le volant !

Pour aller plus loin dans l’autonomie, l’obstacle n’est pas technique. Avant de les autoriser sur nos routes, il faut régler la question des responsabilités légales en cas d’incident, modifier la loi qui impose un conducteur muni d’un permis au volant… Il faut aussi remettre à niveau le réseau routier : la voiture autonome doit pouvoir compter sur un marquage au sol et des panneaux de signalisation bien visibles. Même sous la neige ou la pluie. Enfin, l’arrivée de la voiture réellement sans chauffeur dépend aussi de l’évolution du parc automobile. La voiture automatique doit rouler parmi des véhicules ayant un comportement prévisible. C’est-à-dire des voitures bénéficiant d’une assistance à la conduite minimale (freinage d’urgence, correction de trajectoire…), et non dépendant entièrement d’un conducteur humain !

Une transition en douceur

L’autonomie s’imposera donc de manière progressive :

  • 2018 : les voitures de niveau 3, qui assistent le conducteur – et sont même plus performantes que lui – dans un bouchon ou sur le périphérique parisien
  • Vers 2020, véhicules taxis totalement autonomes devraient se développer « hors réseau routier » : pour proposer des navettes dans un secteur clos (campus, parc d’activité…), ou dans des voies réservées et matérialisées par des murets en zone urbaine.
  • Vers 2022, 2025 : les véhicules de niveau 4 pourraient apparaître : totalement autonomes, mais toujours dotées d’un volant et d’un tableau de bord… et d’un conducteur titulaire du permis prêt à prendre le relais.
  • Vers 2025, 2030 : apparition sur les routes des véhicules de niveau 5, entièrement autonomes et sans conducteur. Mais l’ensemble du réseau routier ne leur sera sans doute pas (encore) adapté.

Il faudra donc attendre encore une dizaine d’année avant de pouvoir acheter une voiture autonome. Une question reste toutefois : quel sera l’accueil des consommateurs ? Et vous, êtes-vous prêt à lâcher le volant ?

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