Rouler sur une route inconnue

Rouler sur une route inconnue

C’est l’un des plaisirs les plus communs en moto : partir en balade et se promener à son rythme le long d’une des magnifiques voies qui composent notre réseau routier. Des tracés que l’on ne connaît pas toujours. Mais alors, comment bien rouler sur une route inconnue ?

Avoir un temps d’avance

Comme nous avons pu le voir par ailleurs sur ce blog, le maître mot à moto et en deux-roues en général est l’anticipation. Considérant qu’un motard est beaucoup plus exposé en cas de chute, mieux vaut imaginer le plus imprévisible en permanence pour ne jamais être surpris par une situation inattendue. À ce titre, l’importance du regard est cruciale (cf. cet article). En particulier sur une route que vous n’avez jamais arpentée, vous devez adopter une gymnastique particulière : toujours porter votre regard au loin pour apprécier une difficulté à venir, tout en gardant un œil sur la chaussée et ses caractéristiques juste devant vous. En effet, celle-ci peut considérablement varier d’un endroit à l’autre, avec un bitume au grip changeant, des nids-de-poule ou des traces de goudron glissantes.

Bien se placer

Votre position sur la chaussée est également très importante. Outre les notions de roulage en groupe qu’il est toujours bon de garder en tête si vous roulez à plusieurs, pensez à respecter votre voie et au partage de la route : les virages se négocient toujours en gardant de la marge. Ainsi, pour un virage à gauche, il est plus prudent de ne pas serrer la ligne blanche pour ne pas risquer l’accrochage face à un autre usager prenant moins de précautions. De la même façon, pensez à rentrer dans tous les virages en adoptant la technique de “l’extérieur-intérieur” : en effet, il est beaucoup plus facile de rejoindre l’intérieur d’un virage alors qu’à l’inverse, en y rentrant trop tôt à l’intérieur vous êtes quasiment certain d’élargir votre trajectoire en fin de virage. C’est un principe à garder en tête notamment à l’abord d’un virage dont on ne voit pas la sortie : tant que vous ne la voyez pas, ne rejoignez pas l’intérieur de celui-ci ! En cas d’excès d’optimisme, il ne faut surtout pas se crisper sur le frein avant : tant que celui-ci est actionné, il verrouille la direction et ne permet pas de faire tourner la moto. Par contre, le frein arrière permet de resserrer sa trajectoire et peut se montrer très utile pour corriger sa position sur la route.

Enfin, prêtez toujours attention à votre environnement immédiat : vous traversez des terres agricoles ou forestières ? Gardez en tête qu’à tout moment, un tracteur ou un véhicule imposant peut soit s’engager de manière impromptue, soit empiéter sur votre voie. Il peut également laisser des traces au sol : paille, terre etc. Vous êtes en zone de montagne avec des pâturages ? Attention aux déplacements de troupeaux d’animaux !

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